Innopsys. La biotech lance de nouveaux scanners

Une trentaine de partenaires venant des quatre coins du monde se sont rendus aux vingt ans d’Innopsys en novembre dernier. La PME haut-garonnaise exporte des scanners de biopuces de plus en plus sophistiqués. La nouvelle gamme InnoQuant va démarrer commercialement dès 2020. 

Innopsys vend 95 % de ses équipements à l’export. Les scanneurs de biopuces produits par cette PME sont commandés par des chercheurs du monde entier, pour des mesures pointues telles que les détections d’expérience génétique ou de protéines. Depuis son siège sur la zone d’activité Activestre de Carbonne (Haute-Garonne), l’entreprise de 26 collaborateurs sert des instituts de recherche, laboratoires et entreprises aux Etats-Unis (60 % du chiffre d’affaires), en Europe, en Asie. En France, on peut citer l’Inra, l’Inserm ou la biotech labégeoise Dendris parmi ses partenaires. Concepteur et fabricant, Innopsys emploie 26 personnes aujourd’hui, dont 12 à la R&D. « Nos principaux concurrents sont deux grosses structures américaines. Mais nous parvenons à nous différencier par la diversité de notre gamme : 7 produits, du basique au plus haut-de-gamme avec une lecture d’une très haute précision », explique Stéphane Le Brun, fondateur et dirigeant de l’entreprise qui annonce le lancement commercial de sa dernière machine dès 2020 :  InnoQuant, vendu à partir de 120 K€. Ce nouvel outil a nécessité cinq années de recherche et propose une nouvelle méthode d’analyse qui se rapproche de la microscopie pour l’imagerie des tissus biologiques : « avec notre technologie innovante de balayage laser, nous atteignons une meilleure dynamique du signal, ce qui est essentiel pour la recherche de biomarqueurs ou pour visualiser l’intérieur d’une cellule. »  Au total, environ 70 machines de 25 à 100 K€ sortent de l’atelier d’Innopsys chaque année. Celles-ci sont conçues et assemblées sur place, en Ariège.

Nimbus : futur levier de croissance
Parallèlement à ce lancement et à d’autres appels à projets en cours avec divers laboratoires comme le Laas-CNRS, le CNRS ou l’Inria à Rennes, la PME persévère sur son projet Nimbus. Cette activité avait été rachetée à la PME labégeoise Hemodia en 2016 et reste encore complexe à développer pour des raisons réglementaires.

Source :Entreprises Occitanie, Publié le 14 janvier, 2020 – 00:15 par jjaulerry@entreprises-occitanie.com

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