Medesis Pharma dépose avec Transgene un brevet européen, fruit de leurs travaux communs

Medesis Pharma, société de biotechnologie pharmaceutique développant des candidats médicaments avec sa technologie propriétaire d’administration de principes actifs en nano micelles par voie buccale, a annoncé le dépôt conjoint avec Transgene, société de biotechnologie qui conçoit et développe des immunothérapies du cancer reposant sur des vecteurs viraux, d’un brevet européen protégeant une approche thérapeutique originale pour inhiber l’expression du gène de l’interféron.

La présente invention concerne une nouvelle application originale du système de micelles inverses Aonys développé par MEDESIS PHARMA pour la délivrance de petits ARNs interférents (siRNAs). Cette technologie permet, après une administration buccale, un transport plasmatique protégé dans des lipoprotéines HDL, le passage des barrières biologiques et la délivrance intracellulaire des siRNAs par les récepteurs cellulaires des lipoprotéines. Elle doit également permettre le ciblage des tumeurs qui surexpriment les récepteurs aux HDL.

Les oligonucléotides ainsi formulés ciblent des gènes liés à la voie de l’interféron, avec une exemplification pour le gène IFNAR1, afin de permettre le traitement des pathologies provoquées par la surexpression de gènes liés à la voie de l’interféron.

Pour Transgene, l’approche est intéressante car elle permettrait de bloquer transitoirement le mécanisme de défense antiviral qui pourrait se mettre en œuvre dans le traitement du cancer par des virus oncolytiques. Le brevet montre effectivement une activité renforcée pour la combinaison entre le siRNA anti-IFNAR1 nano formulé et son vecteur oncolytique Vaccinia dans un modèle préclinique de tumeur solide.

D’autres pathologies sont liées à une surexpression d’un ou plusieurs gènes liés à la voie de l’interféron et pourraient bénéficier de l’invention : les infections bactériennes, virales ou parasitaires et les maladies auto-immunes et/ou inflammatoires, dont le lupus érythémateux disséminé (LED), la sclérose en plaques (SEP), les myosites comme la dermatomyosite, la maladie de Sjogren, la sclérodermie, la polyarthrite rhumatoïde ou la sarcoïdose, la pathologie neuropsychiatrique et certains cancers, en particulier les cancers surexprimant le gène IFNAR1.

Le CNRS est également partie prenante du brevet avec l’apport du design de la séquence des siRNA réalisé par Hervé SEITZ (IGH – UMR 9002).

Source : mypharma-editions.com, 02/09/21

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